CRÉDIT IMMOBILIER : Banquiers, Courtiers, les relations se tendent

 

Autrefois adoubé par les banques, les relations entre courtiers et banques sont désormais tendues. En raison des taux bas, les banques sont de moins en moins rentables. Par conséquent, certaines banques souhaitent reconsidérer le montant des commisions des courtiers, voire mettre fin à leurs partenariats.

Les banques cherchent donc à dénouer leurs liens avec ces intermédiaires en crédit dans le but de rétablir leurs marges en traitant directement avec les emprunteurs.

L’incompréhension des courtiers face à la décision des banques

La relation entre ces deux parties n’a jamais été aussi froide. Pourtant depuis ces dernières années, la production des courtiers avec les banquiers était à son apogée dans un marché en pleine expension. Les banques ont toujours sollicité massivement les courtiers en crédit qui leurs permettaient de répondre à la demande croissante des emprunts immobiliers. Rémunérés pour l’apport de clients uniquement à la signature finale du dossier, les courtiers génèrent plus de 40% des demandes de crédit immobilier et même jusqu’à 60% en région parisienne.

Une aubaine pour ces derniers qui connaissent depuis plusieurs années un véritable « boom », d’autant plus que les taux d’intérêts ont très largement participé à l'explosion de la demande. 

Désormais, les organismes bancaires souhaitent à tout prix modifier les conventions qu’ils ont avec les courtiers. Et en outre, une diminution de la commission bancaire. Certaines banques ont d’ores et déjà décidé de baisser les commissions comme la BPCE (Banque Populaire et Caisse d’épargne) : « La quasi-totalité des banques versent 1 % du montant emprunté. Chez BPCE, ils rémunèrent désormais 0,80 % à Paris voire 0,5 % dans certaines régions » explique un courtier.

Dernièrement, une banque nationale comme le LCL a même décidé de romptre ses accords avec les plus gros réseaux de franchisés.

Comment réagissent les courtiers

Confrontés à l’offensive des banques, les agences de courtage tentent de se diversifier en élargissant leurs offres : assurance, épargne, avec des offres d’assurances (habitation, auto, emprunteur), des comptes bancaires, des crédits à la consommation ou encore du regroupement de crédits.

Ils entendent bien faire respecter la loi de libre choix des assurances. L'ensemble des associations représentatives de l'intermédiation bancaires se sont mobilisées collectivement pour agir auprès de toutes les agences et demander le respect de leur statut et de leur modèle économique.

En résumé,  ces associations (AFIB, APIC..) souhaitent trouver une solution durable et pérenne qui leurs permettraient de poursuivre leurs activités plus sereinement. Le combat ne fait que commencer...